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Maximilien Caffarelli du Falga (1756-1799), le « général à la jambe de bois »
Né au château du Falga, élève de Sorèze, auteur d'une déclaration des droits de l'homme, amputé sur le Rhin puis tué devant Saint-Jean-d'Acre : portrait du plus célèbre des Caffarelli.
Louis-Marie-Joseph-Maximilien Caffarelli du Falga naît en 1756 au château du Falga, en Lauragais. Il est l'aîné des six garçons de Pierre-François de Caffarelli et de Marguerite-Louise-Félicité d'Anceau, une fratrie que la Révolution et l'Empire vont disperser aux quatre coins de l'Europe.
L'élève de Sorèze
Comme ses frères, Maximilien est envoyé à l'École de Sorèze, à quelques kilomètres du château. Il y étudie de 1765 à 1773. Son buste figure aujourd'hui encore dans la salle des Illustres de l'abbaye-école, aux côtés de ceux d'Auguste, de Joseph et de Jean-Baptiste.
Un officier du génie face à la Révolution
Entré à l'école du génie de Mézières, il est lieutenant en 1775, capitaine en 1791. Devenu seigneur du Falga à la mort de sa mère en 1786, il est élu parmi les représentants du Tiers État de la sénéchaussée du Lauragais à Castelnaudary, où il participe à la rédaction des cahiers de doléances. Au début de la Révolution, il rédige une Déclaration des droits de l'homme.
Suspendu pour avoir protesté contre la déchéance de Louis XVI après le 10 août 1792, il est arrêté au Falga en 1793 et emprisonné quatorze mois à Toulouse, dans le couvent des Carmélites transformé en prison. Il y étudie l'économie politique et les langues étrangères.
« Au Falga, même les pierres savent lire »
Libéré après la chute de Robespierre, il se consacre au domaine, expérimente l'assolement et ouvre une école où l'on apprend à lire aux enfants du village : de là vient le mot resté célèbre, « Au Falga, même les pierres savent lire ».
La jambe de bois et l'Égypte
Réintégré en 1795, il se distingue au passage du Rhin, où une grave blessure entraîne l'amputation d'une jambe. Il reprend pourtant du service avec une jambe de bois. Général de brigade du génie en 1797, il commande le génie de l'armée d'Orient : prise de Malte, débarquement à Alexandrie, bataille des Pyramides. Membre de l'Institut d'Égypte, il suit Bonaparte en Syrie et meurt en 1799 devant Saint-Jean-d'Acre, des suites d'une blessure au bras droit.
Bonaparte veillera ensuite sur la carrière de ses frères. Le bras de Maximilien, seul revenu en France, sera inhumé dans l'église du Falga avant qu'Auguste ne l'emporte avec lui.
Sources : notices de la salle des Illustres, Cité de Sorèze ; archives de la famille Caffarelli.

