Le Falga, petit village du Lauragais entre collines et histoire

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Le Falga, petit village du Lauragais entre collines et histoire

Cent quarante habitants, une église Saint-Martin, une halle de chêne et des collines à perte de vue : portrait du Falga, le village du Lauragais où se dresse notre château.

Le Falga est une petite commune rurale de Haute-Garonne, posée sur les collines du Lauragais, entre Toulouse et la Montagne Noire. On y compte 141 habitants selon l'INSEE (population municipale 2023), une église dédiée à saint Martin, une halle de chêne, les vestiges d'un moulin et le château où naquirent les frères Caffarelli. C'est là que nous vivons et recevons nos hôtes. Voici ce qu'il faut savoir de ce village discret, de son nom, de son histoire et des chemins qui en partent.

Où se trouve le Falga, au cœur du Lauragais ?

Le Falga se trouve à l'est de la Haute-Garonne, en Occitanie, dans le canton de Revel et l'arrondissement de Toulouse. La commune s'étend sur 538 hectares, entre 209 et 286 mètres d'altitude, et touche quatre voisines : Auriac-sur-Vendinelle au nord, Saint-Félix-Lauragais au sud et à l'est, Vaux au sud-ouest et Maurens à l'ouest. Revel n'est qu'à une douzaine de kilomètres ; Toulouse est à une heure de route environ.

Le territoire appartient au bassin de la Garonne. Le ruisseau de l'Olivet, le ruisseau de Borde, qui s'assèche parfois l'été, et quelques rus plus modestes dessinent ses vallons. Le climat est celui du Lauragais : un océanique altéré, avec des pluies de printemps, des étés chauds et des brouillards fréquents en automne et en hiver. Sans oublier le vent d'autan, qui souffle du sud-est et que les vieilles maisons du pays ont appris à affronter.

Un mot de prudence pour les voyageurs : il ne faut pas confondre le Falga avec Saint-Jean-du-Falga, commune bien plus peuplée de l'Ariège, près de Pamiers. Les deux noms se ressemblent, les paysages pas du tout. Notez aussi que l'INSEE enregistre notre commune sans article (code 31180), alors que l'usage local, la mairie et les habitants disent volontiers « le Falga ». Le code postal est 31540, le même que celui de Saint-Félix-Lauragais.

D'où vient le nom du Falga ?

Le nom raconte un paysage. Selon la commune, il vient d'un terme de défrichement désignant une « lande à fougères ». En occitan, le village se nomme Le Falgar. On rattache ce type de nom au latin filix, la fougère, d'où viennent aussi les nombreuses Falguières du Midi : autant de lieux où l'on gagnait des terres à cultiver sur la friche.

Le nom dit donc l'essentiel. Avant les blés et les tournesols, il y eut des hommes qui défrichèrent ces collines pour en faire des champs. Les habitants s'appellent les Falgasiens et les Falgasiennes.

Quelle est l'histoire du village ?

Le Falga apparaît dans les archives en 1318, avec la première mention de son église. En 1384, le village compte deux consuls : signe d'une communauté organisée, capable de se représenter elle-même. La commune rappelle qu'au Moyen Âge, la seigneurie dépendait d'un seigneur nommé Deaussens, établi aux Tourrètes, au nord du territoire. C'est à la fin du XIVe ou au début du XVe siècle que s'élève la tour sud de la maison forte, la partie la plus ancienne de notre château.

Le XVIe siècle est rude. En février 1570, l'armée protestante traverse le Lauragais : l'église du Vaux et son annexe du Falga sont ravagées, comme Cuq et Auriac. En 1681, Philippe Caffarel, avocat au parlement de Toulouse, reçoit la seigneurie ruinée de Pierre de Soubiran et entreprend de la relever. Ses descendants, redevenus Caffarelli en 1739, donnent au village ses figures les plus célèbres : Maximilien, général du génie mort devant Saint-Jean-d'Acre en 1799, Joseph dit de Merville, préfet maritime de Brest et maire du Falga en 1792, Jean-Baptiste, évêque de Saint-Brieuc, Auguste, aide de camp de l'Empereur. Nous leur consacrons des pages entières : voyez l'histoire du château et notre article sur les six destins des frères Caffarelli.

L'histoire plus récente du village est celle de bien des communes du Lauragais. Le Falga comptait 110 habitants en 1962, puis seulement 57 en 1975, au plus bas de l'exode rural. La population remonte ensuite régulièrement, portée par l'attraction de l'aire toulousaine, jusqu'aux 141 habitants recensés en 2023. Les chiffres détaillés se consultent sur le comparateur de territoires de l'INSEE. L'agriculture reste le cœur du paysage : une poignée d'exploitations y cultivent surtout céréales et oléagineux.

Que voir à l'église Saint-Martin du Falga ?

L'histoire de l'église Saint-Martin est inséparable de celle du château. Sur la carte de Cassini, au XVIIIe siècle, l'ancienne église se dresse à l'emplacement de l'actuel cimetière, isolée des maisons. Souvent dégradée, elle se délabre. Félicité d'Anceau, la châtelaine, propose alors de bâtir un nouveau lieu de culte : très catholique, elle transforme une grange en chapelle et fait planter une allée d'ormeaux, pour accueillir un jour Napoléon, dit la légende familiale. Le projet est accepté le 12 juillet 1779 par Mgr de Loménie de Brienne, archevêque de Toulouse ; les matériaux de l'ancienne église sont réemployés, et la bénédiction a lieu le 19 novembre 1780.

En 1804, la famille donne la chapelle à la commune, qui en fait son église paroissiale. Charles Caffarelli, chanoine devenu préfet, l'embellit jusqu'à sa mort : il la dote d'un plafond à caissons et d'un autel en marbre de Caunes-Minervois, achevés en 1826. En novembre 1876, le plafond du sanctuaire est peint et décoré par Norbert, peintre décorateur toulousain, un travail offert par Madame Maraval, née Guiraud. Le mois suivant, la commune installe une horloge, électrifiée en 1998.

Frappée par la foudre à la fin du XXe siècle, l'église a été restaurée par l'architecte Jacques Villemur. Elle s'ouvre notamment lors des Journées européennes du patrimoine. Depuis son parvis, on aperçoit la maison natale des frères Caffarelli : le village tient tout entier dans ce regard.

Quel patrimoine découvrir en flânant dans le village ?

Le Falga ne compte pas de grands monuments spectaculaires, mais une série de lieux modestes qui, mis bout à bout, racontent la vie d'un village du Lauragais. Le site de la commune les présente au fil d'une promenade historique d'environ 1 h 30, facile, entre la mairie, l'église et le cimetière. En chemin, on croise :

  • La halle, construite en 2013 en chêne, dans le style lauragais, par les Compagnons du Devoir ; c'est aujourd'hui le cœur des rassemblements du village.
  • Le fût du moulin banal, seul vestige de l'ancien moulin à vent, au bout du chemin rural qui part de l'ancienne école-mairie, vendue en 1991.
  • La place de la Forge, où se trouve la mairie, et qu'animaient encore, il y a une cinquantaine d'années, la forge et un café-épicerie.
  • La ferme dite « Roquefort », du nom d'un régisseur du château qui fut maire au XIXe siècle.
  • L'ancienne carrière du Crouzet, qui fournissait la pierre des métairies, et un tilleul remarquable, repère du circuit.

Le blason communal, lui, a été créé en 1997. Ajoutons que la commune a choisi de limiter fortement les constructions nouvelles : c'est l'une des raisons pour lesquelles le village a gardé sa silhouette, ses champs ouverts et ses horizons.

Quels paysages et quelles balades autour du Falga ?

Le Lauragais est un pays de collines douces, et le Falga en offre une belle lecture. Au printemps, les blés verts ondulent ; en été, les tournesols et les chaumes blondissent ; en automne, les labours révèlent une terre brune et lourde. Depuis les hauteurs, près du cimetière, le regard file vers la Montagne Noire et, par temps clair, vers la chaîne des Pyrénées. La commune abrite aussi deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1 et une de type 2, et mène une politique favorable à la biodiversité : haies d'essences locales, fauche tardive, prairies fleuries, zéro pesticide, jardin partagé des Colibris.

Pour marcher, deux propositions simples :

  • La promenade historique du village, une boucle d'environ 1 h 30 au départ de la mairie.
  • Le sentier « Del blat al molin » (« du blé au moulin »), un itinéraire de petite randonnée balisé d'une vingtaine de kilomètres, dont six sur la commune, qui relie Cambiac, Maurens, Auriac-sur-Vendinelle et Vaux. Les marcheurs qui le parcourent passent par l'église, le château et la halle, souvent choisie comme abri pour pique-niquer.

À moins de deux kilomètres du château, la chapelle Notre-Dame de Noumérens, sur la commune d'Auriac-sur-Vendinelle, est un joli but de promenade à pied. L'office de tourisme d'Occitanie la date du XIe siècle et signale le chrisme roman qui orne son portail. Tombée en ruine dans les années 1980, elle a été rendue visitable par des bénévoles à partir de 2005. On y accède par un chemin de terre, à éviter en voiture par temps de pluie (fiche Tourisme Occitanie).

Quelle vie locale et quels villages voisins ?

La vie du Falga suit le rythme des saisons. L'été, les producteurs s'installent sous la halle pour un marché du lundi matin, en juillet et en août : fruits et légumes, volailles, charcuterie, miel, fromages, pains et douceurs. La commune organise aussi un marché de printemps et un marché de Noël, et la fête du village réunit les habitants à l'automne ; les dates se vérifient chaque année sur le site de la mairie. La mairie prête des livres, renouvelés grâce à la médiathèque départementale, et une petite ludothèque.

Les villages voisins méritent tous un détour :

  • Saint-Félix-Lauragais, perché sur sa colline, avec son château mentionné dès 1035, sa collégiale et sa vue sur la Montagne Noire ; nous lui consacrons un article.
  • Auriac-sur-Vendinelle, de part et d'autre de la Vendinelle, dont le château fort fut détruit sur ordre du roi en 1625 et dont la halle date de 1870.
  • Vaux et Maurens, autres villages de collines, que relie le sentier « Del blat al molin ».
  • Revel, la bastide voisine, et sa grande halle : voyez notre article sur Revel et son marché.

Plus loin, Sorèze, le lac de Saint-Ferréol et le canal du Midi composent un programme idéal pour un week-end : nous l'avons détaillé dans que faire autour du Falga et dans notre guide du Lauragais.

Questions fréquentes

Combien d'habitants compte le Falga ?
Selon l'INSEE, la commune comptait 141 habitants en 2023 (population municipale), pour une superficie de 538 hectares. Ce chiffre a plus que doublé depuis le point bas de 1975.

Le Falga et Saint-Jean-du-Falga, est-ce le même village ?
Non. Le Falga est un village du Lauragais, en Haute-Garonne (31540), près de Revel et de Saint-Félix-Lauragais. Saint-Jean-du-Falga est une autre commune, située en Ariège, près de Pamiers.

Peut-on visiter l'église Saint-Martin du Falga ?
L'église s'ouvre notamment lors des Journées européennes du patrimoine. Son plafond à caissons et son autel en marbre de Caunes-Minervois rappellent le rôle de la famille Caffarelli dans son histoire.

Que faire au Falga en une journée ?
Suivre la promenade historique du village, pousser à pied jusqu'à la chapelle de Noumérens, puis rejoindre Saint-Félix-Lauragais ou Revel. L'été, le marché du lundi matin sous la halle est un joli moment.

Séjourner au Château du Falga

Au bout de la route du Village, notre maison accueille les voyageurs qui veulent vivre le Lauragais de l'intérieur. Le château reçoit jusqu'à 21 personnes, l'été à la semaine et le week-end en mai, juin et septembre ; la Petite Maison, gîte pour quatre, se loue toute l'année. Pour préparer votre venue ou nous poser une question sur le village, il suffit de nous écrire.

Sources : INSEE (comparateur de territoires, populations légales 2023) ; site officiel de la commune du Falga (lefalga.fr : patrimoine, nature, marché, culture) ; Wikipédia (article « Falga ») ; Tourisme Occitanie (chapelle de Noumérens) ; Office de tourisme Lauragais (Auriac-sur-Vendinelle, Saint-Félix-Lauragais) ; archives de la famille Caffarelli.

Château du Falga

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